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 Sujet du message: Re: Le Parlement Européen et les affaires européennes
MessagePublié: Vendredi 27 Avril 2012 14:20 

Inscrit(e) le : Samedi 19 Mars 2011 17:34
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Ben moi je parle de la richesse paysagère, du site, de l'architecture, de l'idée d'Europe dans l'architecture.

Bien plus présente à Strasbourg qu'à Bruxelles. Le paysage varie bien moins à Bruxelles qu'à Strasbourg, où on a un éventail de morphologie urbaine. Sur un kilomètre tu passes d'un quartier populaire en bois, au Moyen-Age avec le quartier de la douane et de la cathédrale, à la Renaissance avec les batiments en pierres ou les maisons à pan de bois sculptées, aux palais à la française du XVIIe - XVIIIe, à l'architecture monumentale wilhelmienne. A cela tu ajoute un bel héritage portuaire en devenir, et le quartier européen qui va aussi bientôt avoir un visage un peu plus clair.

Bruxelles, n'a de loin pas toutes ces facettes. Tu as la vieille ville, avec comme véritable point d'orgue la Grand Place, plus haut, ce qu'on pourrait grossièrement comparé à la neustadt, la colline des musées et le palais de justice de la ville dont tu parles, avec c'est vrai, une très belle percée vers le beffroi. Et puis aux quatres points cardinaux un quartier de tours. De quoi perdre ses repères. De beaux projets sur le plan, mais dans la réalité ça ne rime à rien. Au delà du centre on se trouve dans une ceinture de banlieue d'une incroyable homogénéité, même si il y a des endroits sympas, cette homogénéité rend fou. Il n'y a pas d'eau non plus. Tout le volet ville aquatique n'existe pas à Bruxelles.

Vraiment je ne dis pas que ce n'est une ville qui n'est pas belle, mais elle est visuellement bien plus fade que Strasbourg. Son avantage c'est sa grande taille qui, fatalement, renferme pas mal d'endroits charmant. Moi ce que je dis c'est que la densité d'endroits charmants à Strasbourg, est plus importantes, même si peut etre qu'en chiffre, on en répertorie plus à Bruxelles puisqu'elle est plus grande.


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 Sujet du message: Re: Le Parlement Européen et les affaires européennes
MessagePublié: Vendredi 27 Avril 2012 15:27 

Inscrit(e) le : Lundi 10 Janvier 2011 19:25
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Bon, on va résumer en disant que oui il y a un patrimoine plus diversifié à Strasbourg car on retrouve la marque de plusieurs époques, mais néanmoins, les quartiers concernés sont tout petits, à part la Neustadt,
En revanche Bruxelles possède moins de diversité dans son architecture, mais possède quand même quelques joyaux à l'image du musée des instruments de musique typiquement Art nouveau avec facade en fer forgé, la maison Horta à Saint Gilles hyper classe)mais je ne parle pas de certaines avenues bien bien bien plus grandes que celle de la Foret noire à Strasbourg, comme par exemple la Chaussé de Waterloo ou la Chaussé de Charleroi à Bruxelles avec des immeubles magnifiques mêlant un style un peu hausmannien avec un style plus flamand( je citerai aussi la mairie ou maison de commune de Saint Gilles qui pourrait faire pâlir d'envie la mairie de la place Broglie, et là je ne parle que d'une mairie de quartier pour Bruxelles), de même l'Abbaye de la Cambre est magnifique aussi, accompagnée d'un parc arboré en pleine ville avec des gratte ciels juste à coté, c'est aussi ça Bruxelles l'éclectisme! Je ne parle pas du quartier du Sablon tout près des marolles, très hip, mais très beau aussi, avec une utilisation de la brique dans tout ce qu'elle a de plus élégant.
Je ne parle pas des parcs parce que là ce serait cruel pour Strasbourg. Et je ne cite pas les monuments historiques non plus. Je rajoute un dernier point, Bruxelles est une ville valonnée, on dirait pas comme ça mais il suffit de marcher pour s'en rendre compte, en vélo c'est la guerre. Et en même temps je trouve ça très intéressant, on arrive à obtenir des points de vue sur presque toute la ville à plusieurs coins de la ville, et ça donne un charme fou. C'est un point justement négatif pour Strasbourg la crêpe. Et dommage que l'on ai pas plus de points de vue sur notre ville. J'espère que à l'avenir, des lieux seront crées, je ne sais encore comment, en hauteur, pour apprécier la ville. ça aussi ça compte.
Mais je comprends ton point de vue Strasbourg concentre de belles choses, de beaux quartiers, de très beaux immeubles, mais en très petite quantité, 1km, pour voir tout ça, bon tu me dira tant mieux on a pas besoin de marcher longtemps ça aide, mais, ça ne rivalise pas avec certaines avenues de Bruxelles comme le boulevard Anspach très animé mais néanmoins très beau, avec la fameuse ( et fausse place finalement puisqu'elle n'a rien d'une place, de Brouckere)
Par contre un point plutôt négatif pour Bruxelles, le vieux centre avec la Grand Place est sympa et très beau mais justement pas très grand, et vite étouffé par la ville moderne tout autour.

Du côté du Port à Strasbourg il y a énormément à faire pour le mettre en valeur et l'intégrer à la ville, moi j'avoue que perso j'adore m'y promener dans cette ambiance de docks, de rouille, de gravats, et de grands ensembles métalliques, je dois être docker dans l'âme,( très bon coin à pêche d'ailleurs :D ), mais tu appuies sur un point important qui met pour le coup Strasbourg carrément en avant par rapport à Bruxelles, c'est l'eau.
Entre le Rhin très proche, et la ville et ses canaux, on est vernis et ça embellit beaucoup notre ville. Je me souviens m'être promené au nord ouest de Bruxelles et être tombé sur le canal, dégueulasse( mouette morte, bon pour le coup je vais juste mesurer mes propos car à Malraux je sais pas si vous jetez un oeil sur les bassins des fois c'est le dépotoir, sans compter les oiseaux, et poissons morts), avec des murs descendant à pic à plusieurs mètres, en gros l'oxymore même de la rivière champêtre...ce qui colle plus avec notre ville dans l'ensemble.
Sachant qu'en plus Bruxelles a enterré la seule rivière qui passait en son centre lors de la grande Bruxellisation, la Senne, qui ne ressemble plus maintenant qu'à un égout. Mais la bière " Senne" est pas mal elle par contre :mrgreen:

Je suis donc heureux qu'ici on ait su conserver un élément naturel et essentiel de notre paysage urbain.
Pour la vue du Palais de Justice à Bruxelles( qui à lui seul est un monument, un peu abimé, mais surement le plus grand palais de Justice d'Europe!) la vue donne sur le Beffroi mais surtout sur toute la ville, on peut voir les Marolles vu d'en haut,l'Atomium, plusieurs Basiliques, les gratte-ciels de Botanique, etc etc...

Je pense surtout que Strasbourg a un potentiel énorme, mais qu'il est encore en gestation! Si Strasbourg avait la taille de Bruxelles avec son patrimoine, Strasbourg serait gorgeous! Et une des destinations de rêves dans le monde!
Ta dernière phrase résume bien la situation Strasbourg a beaucoup de cartes en main, mais au niveau taille elle se fait battre allègrement par Bruxelles parce que celle-ci est bien plus grande!
Conclusion : Il ne tient qu'à nous de réinventer constamment la ville, de la protéger aussi, et de l'embellir tout en l'agrandissant ! ;)


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 Sujet du message: Re: Le Parlement Européen et les affaires européennes
MessagePublié: Samedi 28 Avril 2012 10:54 

Inscrit(e) le : Samedi 08 Janvier 2011 16:02
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Lionel Heiwy a écrit:
Génial, je parlais encore la semaine dernière à un attaché parlementaire qui maintenait dur comme fer que Strasbourg et les migrations BXL - SXB coûtaient 250 millions d'euros.

Il va falloir bien lire ce rapport et être aussi critique, peut être que ce rapport a aussi ses failles.

Quand je suggerais de déplacer toutes les activités liées au parlement, non pas à Bruxelles mais à Strasbourg, il me répondait que c'est impossible puisque justement, la commission s'y tient tous les jours.

Alors concretement, le projet des strasbourgeois sur ce déménagement à Strasbourg, comporterait quoi ?

Quoi qu'il en soit, il avait bien conscience que notre ville allait perdre beaucoup si le parlement déménageait. L'université proposée à la place ne suffirait pas à remplacer l'institution. On peut le faire, on doit le faire mais pour remplacer l'institution il faut bien plus. Il proposait donc qu'une autre grande institution européenne vienne s'installer ici.

Mais même si c'est une question de temps, il faut encore se battre pour préserver cette institution, sa présence sera toujours pretexte à accelérer certains projets, ou du moins, à les justifier. Si la ville tient encore le siège assez longtemps, elle se sera peut être assez transformée et métropôlisée et exercera un magnétisme qui ne donnera plus forcément l'envie au parlementaire de partir. Plus autant qu'avant.

Mais pour cela il faut encore qu'on se batte, qu'on parle ici de projets locomotives, qu'on les présente à la ville et qu'on fasse avancer les choses. J'espère que notre tribune sur l'accessibilité aéroportuaire de la région ouvrira les premiers débats. Ce problème est le premier à résoudre.

Vient ensuite la mise en place du quartier Wacken Europe - les immeubles d'affaires comme le nouveau PMC + PEX - qui viendront dynamiser un peu le quartier des institutions, pour que ces pauvres gens se sentent moins seuls sur leur ile.

Autre dynamique décisive: la mise en place concrète du plan campus, comme le plan d'excellence. Un grand campus international, plus de chercheurs. Il faut aussi lancer cette idée de campus européen. On parle de 20 000 étudiants en plus. 20 000 étudiants en plus, c'est autant de vie nocturne qui s'amplifira en conséquence, qui le devra, et les riverains dormeurs devront eux aussi, perdre un peu de terrain.

Alors n'hesitez pas à lancer des idées, des sujets et des débats, pour qu'on puisse monter des projets concrets, réalisables, en ayant en tête de faire de Strasbourg, l'égale de Bruxelles. Sincerement, rien ne l'empeche, car Strasbourg dispose d'un potentiel vraiment plus intéressant que Bruxelles. Bruxelles est moche, Bruxelles est fade. Mais Bruxelles pour le moment, ce n'est pas Strasbourg.


Strasbourg n'a jamais été autant accessible qu'aujourd'hui et pourtant elle n'a jamais été autant critiqué !
On a le sentiment que même si demain Entzheim deviendrait un aéroport international de premier plan avec liaison jusqu'en Chine, USA, toutes les grandes villes européennes (utopistes), que ces mêmes gens trouveraient encore à redire, ça signifie que quoi qu'on fasse, les dés sont pipés d'avance, l'accessibilité, l'attractivité, c'est juste un prétexte pour déménager à Bruxelles, la fin justifie les moyens.
L'avenir me laisse pas très optimiste, que fait la France ? Rien, elle s'en tient au traité point. Strasbourg ? Pas grand chose, elle ne mène aucune campagne d'attaque, "Les réunions de commissions parlementaires doivent avoir lieu à Strasbourg, seul lieu légitime, on trouvera une compensation pour Bruxelles" bref il faut y aller franco à un moment donné, sinon c'est laissé champ libre aux circulations des idées des partisans du regroupement à Bruxelles, et ça marche, voir la presse européenne, voir la campagne "oneseat" ils ont les crocs, et nous on les a pas.
Regardons les choses en face, regardons le quartier européen, la grande majorité des bâtiments qu'on y trouve sont rattachés au conseil de l'Europe, le parlement européen, une initiative de la ville de Strasbourg pour contrer le "le palais des congrès international de Bruxelles" :? l'UE n'a jamais cherché à développer ce quartier et à s'y implanter durablement, regardez la différence avec Bruxelles..


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 Sujet du message: Re: Le Parlement Européen et les affaires européennes
MessagePublié: Samedi 28 Avril 2012 19:09 
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Parmi les eurodéputés anti-Strasbourg, il y a beaucoup de Britanniques. Et les eurodéputés britanniques sont connus pour être parmi les plus eurosceptiques.

Pour que le siège du Parlement européen reste à Strasbourg, il faut une vraie volonté politique au niveau local et au niveau national. Si l'État ne fait pas pression sur l'UE, les choses ne risquent pas de s'améliorer.


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 Sujet du message: Re: Le Parlement Européen et les affaires européennes
MessagePublié: Lundi 30 Avril 2012 10:09 

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Quelqu'un aurait-il effacé le message précédent que j'avais posté? :|

Je réitère juste en mode court, RoccatArvo, c'est très bien que tu te sentes concerné par les problèmes du PE, mais essaye de ne pas balancer des banalités à tour de bras, tout le monde sait déjà ce que tu écris, donc ça n'apporte rien au moulin...


Sinon Perceval, oui c'est vrai notre ville est de mieux en mieux connecté, je ne sais pas si vous êtes au courant mais je poste juste ça pour vous montrer ce qu'il se passe ailleurs et j'avoue que ça m'a pas mal surpris :

Citer:
Transport et Logistique
TRANSPORTS
Des Eurostar en moins, des bouchons en plus : la région au bord de l'asphyxie ?
jeudi 29.03.2012, 11:18
Des Eurostar en moins, des bouchons en plus : la région au bord de l'asphyxie ? Des Eurostar qui ne sont plus accessibles entre Lille, Calais et Bruxelles, la saturation de la métropole lilloise : des menaces pour l'économie. PHOTOS ARCHIVES ÉDOUARD BRIDE ET PATRICK DELECROIX.

Des Eurostar qui ne sont plus accessibles entre Lille, Calais et Bruxelles. Des véhicules dans les bouchons quotidiens autour de Lille. L'économie régionale est-elle au bord de l'asphyxie ? Les présidents des chambres de commerce et d'industrie tirent le signal d'alarme.

« Non à l'asphyxie de la région ! » Quand les cinq présidents des chambres de commerce et d'industries territoriales et régionale décident de pousser ce cri en commun, ce n'est pas pour évoquer la teneur en oxyde de carbone de l'atmosphère métropolitaine encombrée par les bouchons autoroutiers. Mais bien pour évoquer l'asphyxie qui pèse sur l'économie régionale, menacée par une « antipolitique des transports », selon les mots de Philippe Vasseur, président de la CCI de région Nord-de-France, « qui peut remettre en cause certains grands projets ».

> L'adieu aux Eurostar entre Lille-Bruxelles et Calais-Bruxelles ? Pour des raisons invoquées de sécurité entre Bruxelles et Londres (extension des contrôles d'immigration), il n'est désormais plus possible de prendre un Eurostar sur les tronçons Lille-Bruxelles et Calais-Bruxelles, dans les deux sens. Sur le Lille-Bruxelles, seuls les TGV classiques sont accessibles, ce qui réduit fortement la fréquence des trains entre les deux métropoles.
Toujours des trains entre Lille et Londres

En revanche, il est toujours possible d'emprunter un Eurostar pour se rendre à Londres, depuis Lille ou Calais.

Des Eurostar en moins, ce sont aussi des ambitions internationales en moins. À l'heure du Louvre-Lens et des Jeux olympiques de Londres, la question peut se poser. « Si la grande vitesse est à Bruxelles, la capitale régionale c'est Bruxelles », s'inquiète ainsi Francis Aldebert, président de la CCI Grand-Hainaut.

> La thrombose métropolitaine. Chaque jour, 350 000 véhicules convergent vers Lille (+ 2 % par an). Un conducteur qui emprunte le réseau autoroutier vers Lille, perd en moyenne 50 heures par an dans les bouchons. Selon un rapport de la DREAL, dans la région, plus de 1,4 milliard est inutilement perdu chaque année par l'effet de la congestion.

« Une métropole ne peut avancer que si elle est accessible », renchérit Philippe Hourdain, président de la CCI Grand-Lille. Selon lui, rien n'est fait pour faire aboutir le débat : « Le système de régulation du trafic, le tram-train, le contournement sud-est de Lille, rien n'avance ». Rien n'avance, parce que les blocages sont aussi politiques. Les 9 kilomètres du contournement sud-est de Lille, c'est 350 millions. Même si l'État prend en charge la moitié, qui paiera le reste ? Et puis il y a la question environnementale. Dans une métropole déjà bien bétonnée et saturée, un nouveau barreau autoroutier se justifie-t-il ? Logique contre logique.

> Et après ? Pour les présidents de CCI, « une moindre accessibilité, notamment internationale, c'est moins d'implantations étrangères sur notre territoire, une ouverture restreinte pour nos universités, une coupure avec les organes de décision européens basés à Bruxelles. Ce sont aussi des pertes de revenus importantes et des emplois qui ne se créeront pas ».

Le signal d'alarme est tiré, une lettre va même être envoyée au Premier ministre. Mais c'est bien au plus près du territoire que la réflexion doit désormais être menée. •

PAR JEAN-MARC PETIT



Vous l'avez compris je tiens à attirer votre attention sur le fait que Lille se fait siffler son Eurostar actuellement et n'a plus de liaison sur le trajet Bruxelles-Londres, c'est quand même un comble... tout ça pour dire que d'autres villes ont des problèmes, et pas petits...

Bref donc pour revenir à notre ville, je ne suis pas d'accord, oui la critique est souvent très facile, mais si notre aéroport devenait un hub( ce qui ne sera pas le cas bien sur) ça changerait carrément l'image de la ville, j'en suis certain. Rien que par le fait que l'on ne se moque plus d'une ville quand son aéroport atteint une taille critique, on le prend au sérieux, et ça rejaillit sur la ville obligatoirement, lui donnant l'image d'une ville qui a les moyens de se connecter au reste du monde.
Non notre ville se fait aussi un peu tacler sur sa taille, c'est pour cela que je le dis, la construction de logements est une bonne façon aussi( je ne dis pas que c'est la seule) d'agrandir la taille de l'agglo, de pousser les limites, pour rentrer dans une catégorie au-dessus... Regardez les articles de presse, les reportages, les statistiques, tout ça prend très au sérieux les chiffres de population, et c'est là dessus qu'ils s'appuient pour montrer le poids économique d'une région, d'une ville....la population c'est elle qui influe sur beaucoup de choses, elle justifie la construction de transports en communs lourds, la présence de lieux culturels importants, de connexion routière ou ferroviaire digne de ce nom, etc etc... tout ne se fait pas sans argent bien sur...
Néanmoins ce que tu dis est vrai, on voit bien que l'argent part à Bruxelles dans le quartier Européen pour y construire le plus possible d'hôtels de luxe, et d'agora dernier cri, de bureaux hi-tech pour justifier la présence de l'ensemble du siège, lobby quand tu nous tiens.
La position de la ville est claire là-dessus, mais sans aide elle n'a pas beaucoup de poids, face notamment aux journalistes qui se lâchent dans leurs articles, ça aussi c'est difficilement contrôlable, la presse n'aide pas notre ville, en véhiculant l'idée que même si nous avons le PE tout se passe à Bruxelles.
Il faut dire aussi que la ville a enfin pris la décision de moderniser les abords du PE et lui donner la "gueule " d'un quartier dédié au tertiaire, même si je n'en suis pas fan, c'est une obligation!
On ne laisse pas un bâtiment aussi important que le PE tout seul au milieu de hangars, et de quelques lotissements, c'est la grosse erreur de la ville, n'avoir pas prévu un plan, un schéma directeur dès le départ de l'ensemble du quartier. Mais là encore, la ville toute seule ne peut pas non plus tout payer.
Non l'Etat n'est vraiment pas un allié dans cette histoire.
Espérons que l'on saura tenir, car d'ici à quelques années la ville n'aura plus le même visage, et va enfin se doter de ce qu'il faut pour faire taire les attaques inutiles. Plus on a de nouveaux immeubles, et de nouvelles infrastructures, moins le poids des critiques aura d'impact. Nous avons largement de quoi nous battre.




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 Sujet du message: Re: Le Parlement Européen et les affaires européennes
MessagePublié: Mardi 26 Juin 2012 09:31 

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par didier rose, publié le 26/06/2012 à 05:00 | Mis à jour il y a environ 3 heures

STRASBOURG Un forum mondial de la démocratie à l’automne Vers un nouveau souffle européen ?


Le Palais de l’Europe a été réalisé par l’architecte Henry Bernard et fut inauguré en 1977. Photo – archives DNA
Strasbourg, quelque part « entre Davos et Porto Alegre ». Au plan du concept, bien sûr. Ni conclave de spécialistes, ni fabrique d’opinion, mais les deux à la fois, un forum mondial au Conseil de l’Europe vise à raviver l’image internationale de Strasbourg. Jusqu’à la faire capitale du débat démocratique ?
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Strasbourg comme lieu d’expression sur la démocratie, voilà qui n’est pas si nouveau (voir ci-dessous). À l’échelle voulue par le forum d’octobre prochain, c’est autre chose. Au moins 2 000 personnes attendues, hommes politiques, journalistes, blogueurs, universitaires ou activistes de 90 pays. Des rencontres d’experts, des débats publics, des animations culturelles… « C’est un défi formidable que de faire de Strasbourg, définitivement, la capitale de la démocratie », s’enthousiasme le secrétaire général du Conseil de l’Europe Thorbjorn Jagland.
Préparer des nouvelles voies d’un concept démocratique

Le terme de « définitivement » a son importance. Siège de nombreuses infrastructures et institutions, certes, Strasbourg a vu ces temps derniers son aura s’affadir. Les grands débats d’avenir ont été confisqués, au plan médiatique, par des forums comme Davos, ou Porto Alegre. L’un comme l’autre ont été cités par Roland Ries. Précisément parce que le sénateur-maire de Strasbourg entrevoit dans le croisement de ces deux modèles une place laissée à « un programme ambitieux, », même si « l’affaire n’est pas gagnée d’avance ».

Sur l’idée, l’union sacrée s’est faite parmi les collectivités locales. « Pour que l’Alsace devienne une référence dans la préparation des nouvelles voies d’un concept démocratique qui n’est pas le même d’un pays à l’autre, et pour que les pays qui y accèdent, comme en Afrique du Nord, puissent s’adosser à ces travaux ». Au point qu’il pourrait s’agir, à Strasbourg, d’une nouvelle date « fondatrice », n’a pas craint d’avancer Yves Le Tallec, vice-président du conseil général du Bas-Rhin.

Tout le monde met donc la main à la poche (voir ci-contre), dans le sillage du Conseil de l’Europe, pas mécontent de refaire là l’événement, même si des entités comme la Commission de Venise œuvrent matériellement à la diffusion de la pensée et des mécanismes démocratiques.

Le représentant de la France au Conseil de l’Europe, Laurent Dominati, pense qu’il était du « rôle du pays hôte d’être moteur » dans la démarche. C’est dire si, à moins de six mois de ce qui est présenté comme un « événement », les ambitions s’expriment, de même que les noms prestigieux circulent : sont espérés François Hollande mais aussi Ban Ki-Moon, secrétaire général des Nations unies ou Moncef Marzouki, président de la République tunisienne (qui a fait ses études de médecine à Strasbourg). Il s’agit de « faire appel aux plus grands de ce monde non seulement en responsabilités, mais aussi en expertise », assure Philippe Richert. Tandis que le profane aura sa place dans une sorte de « festival off ».

« Il faut un contact avec le public, une réalité », estime le conseiller général Yves Le Tallec. Mais aussi, puisque tel est l’objectif affiché tant par le Conseil de l’Europe que par les défenseurs de « Strasbourg l’européenne », parvenir à un tout autre niveau à faire inscrire chaque année l’étape alsacienne dans l’agenda des personnalités de ce monde. Le rendez-vous du mois d’octobre est, à ce titre, un galop d’essai.

www.forum-democracy.coe.int


Politique

par Par Klaus Schumann *, publié le 26/06/2012 à 05:00


Point de vue La persévérance du Conseil de l’Europe De la Conférence de Strasbourg au Forum mondial de la démocratie


Klaus Schumann. Photo - archives DNA
Le premier Forum mondial de la démocratie se tiendra du 5 au 11 octobre 2012 à Strasbourg en présence du Secrétaire général des Nations unies, de nombreux chefs d’État, de hautes personnalités politiques, prix Nobel, universitaires venant de tous les continents, et de quelque deux mille participants de 90 pays.
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« Cet événement exceptionnel pour notre ville est pour le Conseil de l’Europe l’aboutissement d’un engagement sans faille pour faire des valeurs et principes de la démocratie le garant de relations pacifiques entre les peuples et du respect de la dignité humaine.

C’est le Conseil de l’Europe qui, dès 1949, a établi les fondements de la démocratie européenne. La démocratie pluraliste, le respect des droits de l’homme, et surtout la prééminence du droit sont devenus obligatoires et furent le dénominateur commun pour toutes les autres initiatives européennes qui ont suivi. C’est son Assemblée parlementaire qui, depuis les années 50, a cherché le dialogue avec d’autres démocraties du monde, en ouvrant son hémicycle à des débats réguliers (...).

En juillet 1982, l’Assemblée décide de tenir une ‘conférence de Strasbourg’ sur un nombre restreint de thèmes politiques d’actualité. Avec le soutien des dirigeants politiques, dont François Mitterrand, Helmut Kohl, Margaret Thatcher, voire même Ronald Reagan, la première Conférence de Strasbourg sur la Démocratie Parlementaire a eu lieu du 4 au 6 octobre 1983 et réuni des délégations d’une trentaine d’États européens et non européens démocratiques.

La deuxième Conférence de Strasbourg qui s’est tenue du 28 au 30 septembre 1987 a connu une participation plus large, d’une quarantaine de pays, y compris d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et de l’Amérique latine. Elle a été le plus large forum de parlementaires démocratiquement élus. Devant le constat de s’être trop préoccupés des « démocraties occidentales », ils ont souhaité que la prochaine conférence soit consacrée aux problèmes rencontrés par les démocraties émergentes.

Mais cette troisième Conférence de Strasbourg, prévue pour 1991, n’a pas eu lieu. En effet, la chute du Mur de Berlin a mis temporairement fin à cette initiative. Il appartenait au Conseil de l’Europe de contribuer en priorité à la transition démocratique de cette partie du continent, exclue du projet européen pendant les 40 années précédentes. Le Conseil de l’Europe et Strasbourg sont devenus pour ces pays l’étape incontournable dans leur recherche et volonté de rejoindre la famille des démocraties européennes.

Parmi les multiples programmes en faveur du développement d’un pluralisme démocratique figurait la formation d’une nouvelle génération de responsables politiques, économiques, sociaux et culturels. Dès lors un réseau d’écoles d’études politiques du Conseil de l’Europe a été créé dans une quinzaine de pays de l’Europe du Sud-Est et orientale. L’intégration européenne, la démocratie, les droits de l’homme et l’État de droit figurent au programme annuel qui se termine par un séminaire à Strasbourg, consacré à l’étude des institutions européennes, le fonctionnement de la démocratie locale et la pratique de la coopération transfrontalière.
Des Universités d’été de la démocratie

Pour développer les liens entre les participants des différentes écoles, les séminaires de clôture de toutes les écoles ont été regroupés, à partir de 2006, dans le cadre d’un événement unique. Ceci fut la première Université d’été de la démocratie qui, depuis, réunit chaque année 600 jeunes futurs dirigeants et décideurs. (...)

Présent, en octobre 2010, lors du 60 ème anniversaire de la Convention européenne des droits de l’homme, le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a rendu hommage à la capitale européenne de la démocratie et des droits de l’homme. Il a rappelé que le Conseil de l’Europe est un partenaire clef des Nations unies dans ce domaine et il a montré un intérêt particulier pour le projet de vouloir faire évoluer l’Université d’été vers un Forum mondial de la démocratie. La 6 ème Université d’été en 2011 a été marquée par les événements dans le monde arabe et l’espoir démocratique. Les participants se sont félicités de savoir que, dès 2012, l’université d’été constituera le cœur d’un événement annoncé : le « Forum mondial de la démocratie à Strasbourg ».

Le 14 juin dernier, le ministre délégué des Affaires européennes, en visite à Strasbourg, a confirmé l’aide financière du nouveau gouvernement français. Avec le concours de la ville, de la région et du département, le Conseil de l’Europe est en train de réaliser un défi lancé il y a une trentaine d’années : créer et devenir le forum de la démocratie mondiale. La pérennité de la « Conférence de Strasbourg sur la démocratie parlementaire » est assurée et elle tient compte des réalités du nouveau monde multipolaire.

Avec la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg, notre ville héberge déjà une institution phare pour 800 millions de citoyens européens qui est également le modèle d’une défense collective des droits de l’homme pour d’autres régions du monde. En devenant capitale mondiale de la démocratie, Strasbourg donnera la réponse adéquate face au danger d’un nouvel esprit de « renationalisation » et l’espoir de plus de compréhension et respect mutuels entre les citoyens du monde. »

* Ancien directeur général des Affaires politiques du Conseil de l’Europe




Tout ça est de bonne augure pour l'image internationale de notre ville, il était temps qu'un très grand évènement arrive!
C'est même bien plus important que l'Otan en 2009...
Surtout que les répercussions seront à long terme 8-)

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 Sujet du message: Re: Le Parlement Européen et les affaires européennes
MessagePublié: Mercredi 18 Juillet 2012 18:19 

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Belle initiative de la part des élus strasbourgeois concernant le projet PMC - PEX.

Ils ont fait naturellement appel à l'Etat pour une aide au financement, mais au delà du financement c'est d'un soutien symbolique qu'il s'agit. En effet les élus entendent que ces infrastructures nouvelles, ultramodernes et bien proportionnées, à deux pas des institutions européennes et d'un nouveau quartier d'affaires international accueillent plus régulièrement des sommets internationaux.

Outre les congrès, foires-expo et séminaires, ces infrastructures pourraient clairement avoir vocation à accueillir plus souvent des rencontres diplomatiques du fait de leurs situation à proximité directe du parlement et de son hémicycle.

Affaire à suivre, sachant que de mon point de vue la prise de partie de l'Etat sera significative de la considération qu'à Paris pour sa seconde capitale.


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 Sujet du message: Re: Le Parlement Européen et les affaires européennes
MessagePublié: Samedi 29 Juin 2013 11:01 
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La sécurité du parlement va être considérablement renforcé pour éviter que les forces de l'ordre ne soit débordé par des très importantes manifestations comme il y a quelques années.

600 000 € pour des portes métalliques autour du parlement, des grilles, etc.

http://www.dna.fr/edition-de-strasbourg/2013/06/29/ceinture-de-securite-autour-du-parlement-europeen


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 Sujet du message: Re: Le Parlement Européen et les affaires européennes
MessagePublié: Samedi 29 Juin 2013 17:55 
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Le dispositif de sécurité actuel a l'air assez léger pour une institution aussi importante que le Parlement européen. Et à Bruxelles aussi, la sécurité était assez faible. BFMTV avait réussi à introduire un faux flingue dans le Parlement européen de Bruxelles sans aucun problème.

https://www.youtube.com/watch?v=EhMQMe-BTj8


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